Le littoral et les lagunes : entre dunes, sansouires et marais salés
Les étangs de Canet - Saint-Nazaire
Du haut du village de Canet, le panorama s’ouvre sur un vaste miroir, ourlé de roselières, de prés salés, de dunes mobiles et de sansouires parsemées de salicornes. Ce site, peuplé d’espèces rares comme la guifette moustac ou l’avocette élégante, offre en hiver le refuge aux anatidés migrants et, au printemps, accueille les parades nuptiales de la gorgebleue à miroir. Les points d’observation sont accessibles à pied ou à vélo, et des panneaux pédagogiques jalonnent le sentier littoral (Source : Rivage66).
Le Mas Larrieu et le Tech
À quelques encablures d’Argelès-sur-Mer, le Mas Larrieu déroule ses deux kilomètres de plages, de boisements alluviaux, de dunes et d’embouchure du Tech. Ici, c’est la végétation fixatrice du sable — oyats, chardons bleus, euphorbes — qui joue le premier rôle, essentielle au maintien du cordon littoral. La zone attire une foule discrète de limicoles, dont le gravelot à collier interrompu, espèce fortement menacée à cause de la fréquentation estivale. Un parcours thématique, balisé, traverse ce patchwork de milieux pour sensibiliser à la richesse et la fragilité des lieux.
La Côte Vermeille et les posidonies
Criques secrètes, falaises plongeant dans une mer azur, vignes accrochées à la pente : la Côte Vermeille n’est pas qu’un tableau, c’est aussi l’un des rares sites français listés pour ses herbiers marins. De Banyuls à la frontière espagnole, les herbiers de Posidonia oceanica tapissent les fonds, véritables nurseries à poissons, refuges à hippocampes — et essentiels pour la lutte contre l’érosion littorale, tout en fixant chaque année plusieurs milliers de tonnes de carbone (Source : Réserve Naturelle de Cerbère-Banyuls).